Le vieil homme perd son cheval

 

Le《Huai Nan Zi》《淮南子》, un texte daoiste de la dynastie des Han Occidentaux (206 avant J.C. à 24 après J.C) dont l'auteur est Liu An 刘安 (179 à 122 avant J.C.), raconte l'histoire du vieil homme qui a perdu son cheval.

Un jour dans un village, le cheval d'un vieil homme s’échappe de sa propriété. Ses voisins arrivent le réconforter mais le vieil homme répond sereinement: “c'est peut-être une bonne chose."
Quelques mois plutard, le cheval revient avec plusieurs beaux chevaux, et ses voisins viennent le féliciter de la bonne nouvelle, mais le vieil homme reste calme et dit: "c'est peut-être une mauvaise chose."
Plutard, le fils du vieil homme monte sur le cheval, chute et se casse la jambe. Ses voisins arrivent affoler pour le réconforter, mais le vieil homme toujours calme dit: "c'est peut-être une bonne chose." Les voisins n'en reviennent pas de la réaction du vieil homme et repartent le prenant pour un fou.
Un an après, la guerre éclate, tous les jeunes hommes forts partent à la guerre et meurent au combat... tous sauf le fils du vieil homme qui invalide depuis la chute de cheval est resté près de son père en sécurité.

La moralité de cette histoire daoiste c'est que le bonheur et le malheur ne sont pas forcement opposés car ils sont liés formant ainsi un ensemble pas facile à percevoir.
Il ne faut pas tomber dans l’émotion excessive des bonnes ou des mauvaises nouvelles qui enferment les gens dans une vision partielle de la réalité, comme la partie visible de l'iceberg. Tout est cyclique, il y a une loi cosmique qui nous entoure et qui nous dépasse: le Dao. Le Dao représente les lois de la nature, ces lois changent de façon cyclique comme le jour et la nuit ou les 4 saisons, les changement sont impalpables mais on peut s'y adapter pour être en harmonie.
Il faut avoir confiance au Dao et au courant naturel de la vie, cela apportera sérénité et permettra de comprendre que rien n'arrive par hasard...

 

 

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